« Désir d’Enfant, la preuve de la science »

Enfants, stérilités subjectives et autres productions.

S’engager dans un parcours de PMA – en France, en Espagne ou ailleurs – choisir ou subir une IVG, accoucher à 13 ans, accoucher dans la rue, n’avoir que la rue comme abri, devoir en urgence prélever des ovocytes ou du sperme avant une intervention, sont autant de situations de précarité que nous avons à accueillir. « …il y a sûrement quelque chose à leur dire… »

« Prématuré », le petit d’homme l’est toujours à la naissance, incapable de survivre sans quelques autres. « Seul », le sujet le sera toujours dans le rapport au désir qui l’anime et qui le tend vers l’autre pour ne pas sombrer dans l’isolement. Et enfin « précaire », il l’est de structure, dans le rapport à un langage qui ne dira jamais-toute la vérité de son être.

La psychanalyse s’oriente de cette précarité subjective ; elle ouvre à l’invention et à la création. Parce que le sujet est un « être de langage » traversé par un désir qui le dépasse, les conditions subjectives d’arrivée d’un enfant au monde ne peuvent que passer par le prisme d’une langue privée, celle de son histoire.

Lacan J, Conférence à Genève sur le symptôme, texte établi par J.-A. Miller, revue La Cause du désir, n° 95, avril 2017, p. 17.

La Sagna P. De l’isolement à la solitude, in revue La Cause Freudienne, 66, Paris, 2017, p.43.

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